Le symbole du marteau d’ivoire chez les commissaires-priseurs

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Le métier du commissaire-priseur consiste à organiser et conduire, à la demande de particuliers ou sur décision de justice, des ventes aux enchères publiques. Des ventes au cours desquelles son rôle est de mener, marteau d’ivoire à la main, les enchères afin d’adjuger au plus offrant. Quel est donc le symbole de ce marteau chez les commissaires-priseurs ? Éléments de réponse dans cet article.

Les origines du marteau

C’est grâce à sa formation en droits et en histoires de l’art que les commissaires-priseurs, comme Jean-Claude Anaf, sont habiletés à organiser et à conduire des ventes aux enchères. Il s’agit d’un spécialiste du marché de l’art qui sait comment vendre. À cet effet, il se charge d’effectuer avant chaque vente l’inventaire du mobilier ou des objets à vendre. Ceci afin d’en estimer les prix à partir de l’origine, de la date, du style et de l’artiste. Il n’hésite donc pas à faire appel à des experts pour l’aider à vérifier l’authenticité d’une œuvre d’art ou pour en évaluer le prix. Après cela, il doit préparer le catalogue de la vente ou organiser des expositions pour faire la promotion des objets à vendre. Le jour J, il a un rôle d’arbitre du marché de l’art, vu qu’il permet, via une confrontation de la rencontre de l’offre et de la demande dans la salle des ventes, d’obtenir le juste prix.

Puis paf ! Le coup de marteau tombe : « adjugé, vendu ! » la vente est scellée. Une adjudication qui s’est toujours fait grâce à cet outil particulier qu’est le marteau d’ivoire. Tout comme le marteau de président, il est utilisé pour ouvrir et clore les ventes. L’origine ? Elle est incertaine, mais il faut souligner que les francs-maçons utilisaient une masse posée d’aplomb sur le tas ; une utilisation qui a été confirmée au XVIIIe siècle. Le marteau symbolise l’autorité, le respect des règles et l’arbitrage. Et dans l’univers des ventes aux enchères publiques, il représente la décision, qu’elle soit bonne ou mauvaise : ce qui est décidé est décidé.

Son utilisation aujourd’hui

Si le marteau du commissaire-priseur est en ivoire (matière noble), c’est pour garantir la pureté des enchères. Jean-Claude Anaf, connu étant le roi des ventes aux enchères grâce à une carrière d’exception, attache une grande importance à son marteau. En effet, aussi bien le premier que tous ceux qui ont eu à suivre après lui ont été offerts par ses grands-parents. L’autre particularité avec les marteaux de cet officier ministériel réside dans le fait qu’ils sont tous en ivoire avec un manche en fanon de baleine ; quelque chose qu’il est très rare de voir de nos jours.

Grâce au marteau d’ivoire du commissaire-priseur, le prix établi par le système des enchères publiques est donc le meilleur prix. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on dit généralement qu’un commissaire-priseur qui vend bien est un bon marteau. On peut être alors tenté de dire que le marteau d’ivoire fait beaucoup plus que symboliser la fonction aujourd’hui, il est la fonction.

C’est donc sa maîtrise avec assurance de nombreuses adjudications de collections prestigieuses, que Jean-Claude Anaf est devenu un professionnel respecté et admiré de ses confrères. En 2005 et en 2009, il fut nommé au Conseil des Ventes Volontaires, l’autorité de régulation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques. En 2008, il a eu à céder l’hôtel des Brotteaux ainsi que son activité de ventes artistiques au commissaire-priseur parisien Claude Aguttes ; en savoir plus sur www.numedia.fr. Ceci dans l’objectif de se concentrer sur l’activité du judiciaire avec son associé depuis 1994, Jean Martinon. À cet effet, le commissaire-priseur a eu à racheter l’étude Blache grenobloise dans laquelle il a obtenu sa formation au métier.

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