Faux certificats : trois hommes seront jugés au tribunal de Grasse

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Ce mardi, trois hommes ont été jugés devant le tribunal correctionnel de Grasse suite à une affaire de faux certificats qui remonte vers la fin de l’année 2013. En effet, certains de ces hommes ont présenté de faux certificats afin de vendre aux enchères deux ivoires d’éléphants à un commissaire-priseur de Cannes. C’est alors après vérification que les autorités ont su l’invalidité de leur document par l’intermédiaire de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage ou ONCFS. C’est à partir de cela que les poursuites ont été lancées.

Faux certificats : les motifs de la poursuite des trois hommes

C’est vers la fin de l’année 2013 que tout a commencé dans la cité Phocéenne. Trois hommes ont tenté de vendre aux enchères deux ivoires d’éléphants qui ont pesé tous les deux dans les 110 kg. Il s’agit notamment d’énormes défenses qui ont pu coûter une petite fortune à ces derniers. Elle est estimée à une valeur de 55000 à 80000 euros. A cette époque, de riches hommes d’affaires chinois et qataris ont déjà essayé de l’acheter.

Alors qu’un commissaire-priseur vient d’ouvrir une vente particulièrement orienté vers les objets de valeurs comme les ivoires, deux de ces hommes lui ont présenté un certificat. Mais après quelques vérifications de la part de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, les documents fournis par ses hommes ont été jugés faux. Ce qui leur a coûté quelques mois de détentions. Par la suite, une perquisition a été faite dans leur domicile. Et les autorités y ont trouvé d’autres objets issus des ivoires d’éléphants comme des figurines et même d’autres ivoires.

D’ailleurs, la vente d’ivoires brute est formellement interdite en France depuis deux ans afin d’éviter la commercialisation et les trafics dans l’Hexagone voire partout dans le monde. Chaque année, plus de 20000 éléphants sont victimes de braconnage en Afrique. Mais, il y a quand même une exception pour les produits finis issus des ivoires. Dans ce cas, il faudrait que les ivoires soient vraiment transparents de A à Z. Plus précisément, leur importation doit suivre les procédures acceptées dont l’origine des ivoires, le moyen de capture de l’animal etc. avant qu’il n’entre dans le territoire français.

Le verdict du juge vis-à-vis de ces hommes et les ivoires d’éléphants

Après ces quelques années, les trois hommes dont Jean 78 ans, Auguste 71 ans et René 59 ans risquent de passer leurs 10 prochaines années derrière les barreaux. Par ailleurs, ils vont devoir débourser près de 750000 euros d’amende. Cependant, leur avocat a communiqué dernièrement qu’avec un tel chef d’accusation dont l’utilisation de faux certificats, la sanction est trop lourde.

Et pour les objets saisis ? Le tribunal a également tranché sur l’avenir de ces ivoires ainsi que ceux déjà travaillés. Tous les produits confisqués devront être détruits sans laisser aucune trace. Tels sont les propos des juges dans la mesure que ces ivoires ne refont plus surface afin d’éviter qu’ils ne circulent plus sur le marché. Sinon, cela va inciter certains trafiquants à commercialiser leurs ivoires en France.

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